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Différence entre l’huile de palme bio et l’huile de palme industrielle …

L’huile de palme possède la particularité d’être semi-solide à température ambiante de par sa composition en acides gras saturés (environ 50% d’acides gras saturés dans l’huile de palme). A titre de comparaison, l’huile de palme contient moins d’acides gras saturés que la Végétaline® qui en contient 93,1%, que les huiles de noix de coco ou de palmiste qui en contiennent plus de 85% ou encore que le beurre qui en contient 67%.
Elle résiste très bien à de très hautes températures ce qui lui permet d’apporter de la texture à certains produits alimentaires (pâtisseries, biscuits…). Sa semi-solidité à température ambiante lui permet d’être utilisée en l’état par les industriels de l’agroalimentaire et de ne pas subir de réaction d’hydrogénation partielle (générant des acides gras trans) comme c’est le cas au sein de la filière conventionnelle.

De plus, l’huile de palme est une huile naturellement riche en antioxydants (lycopène, %uFFFD%uFFFD-carotène, vitamine E…) ; il s’agit d’une des raisons pour laquelle elle est utilisée dans le but d’améliorer la conservation des aliments. En effet, l’huile de palme permet d’augmenter la DLC (Date Limite de Consommation) ou la DLUO (Date Limite d’Utilisation Optimale) des produits transformés.

Concernant les aspects environnementaux, la production mondiale d’huile de palme biologique (12 000 tonnes par an) est nettement moins importante que la production mondiale conventionnelle (43 millions de tonnes par an).
De plus, seules 4 à 5 projets de plantations de palme bio existent actuellement comme c’est le cas au Ghana et en Colombie où sont pris en compte les enjeux socio-économiques de ces pays ainsi que la durabilité des ressources (économie d’eau, soutien à la biodiversité locale, production de compost en Colombie, création de corridors entre les massifs forestiers pour la faune autochtone au Ghana).
Les productions conventionnelles, quant à elles, proviennent essentiellement d’Asie où les palmeraies sont responsables de la déforestation de forêts primaires ainsi que de leur faune mais également du mode vie des autochtones.
De plus, en ce qui concerne la culture de palmeraies, la filière bio, contrairement à la filière conventionnelle, s’engage et respecte des normes sociales telles que des conditions de travail décentes, le non-travail des enfants, une juste rémunération des employés…

Certains industriels du conventionnel ont fait le choix de ne plus employer d’huile de palme dans leurs recettes…mais pour la remplacer par quoi ? Très souvent par de l’huile de coco, de colza ou de tournesol.

Alors que choisir ? Une huile de palme bio, sans solvant chimique, garantissant

la non-déforestation des palmeraies ou bien une huile de coco non bio encore plus riche en acides gras saturés ou une huile conventionnelle raffinée chimiquement et pouvant contenir des additifs ?


Cet article que vous pouvez consulter sur : http://www.synabio.com/doc/synabio-doc-400.pdf , me semble pertinent.

Pour ma par je conseille donc le boycott total des produits contenant de l’huile de palme non bio. Mais je considère que la filière « bio » avec ses engagements reste tout à fait « consommable »

Cordialement

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